ABIDJAN, CE QUI ME MANQUE

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Huit ans que j’ai déménagé en France, et Abidjan m’a terriblement manqué dès le début.

Il m’est arrivé de me rendre dans plusieurs villes au cours de mes voyages, et je n’en ai trouvé aucune qui égale La perle des lagunes. Bon là je ne suis pas très objective. N’empêche, il fait reconnaître que cette ville a un truc, un petit truc indescriptible qui fait que, comme dirait l’autre : « Abidjan est le plus doux au monde ».

Donc comme je disais, ma ville d’origine me manque.

En dehors de ma famille et de mes amis, qui sont en réalité ce qui me manque le plus, voici une petite liste des choses dont je suis nostalgique.

J’adore manger, et c’est donc sans surprise que je vais commencer par…

La bouffe Les plats.

#lesbonsdabalis

Les sauces. Les sauces ivoiriennes si variées qu’on s’y perd : Le Biokosseu, la sauce graine, le Kédjénou, le Peper soupe, la sauce Kôpê, la sauce Kplala, la sauce aubergine avec le bon Akpi, il y en a trop et tout est délicieux.

Les accompagnements : l’Alloco, l’Attiéké, le Foutou, le Foufou, le Kabato, le Placali, l’Akpessi (igname ou banane plantain bouillie avec sa petite sauce), entre autre.

Les goûters et desserts : le Deguê, les Baka de riz, de maïs, et de mil, les beignets de toutes sortes (Gbofloto, Guedeba, TraTra, Gnonmi, klaklo) et galettes (dont l’aller-retour qui porte si bien son nom, le temps d’arriver à la maison on a fini de le déguster, alors on retourne en racheter).

Les jus : gingembre alias gnamankoudji, hibiscus alias bissap, tamarin alias tomidji, baobab et les cocktails.

Le Garba (un concept à lui tout seul).

Toujours en bouffe, les bonnes adresses.

Le quartier Apollo de Treichville et son célèbre Attiéké huile rouge.

« Chez Alice » à Marcory où les personnalités en vue se donnent rendez-vous.

L’allocodrome de Cocody, incontournable pour les inconditionnels de l’Alloco comme moi.

Chez Boukari et le mâchoiron piqué  à Yopougon pour les adeptes  de viande de brousse et poisson.

Le Pain « chien » en Zone 4 et en face la pâtisserie Abidjanaise et le traiteur chinois.

Les petits maquis (un peu partout) et leurs plats succulents qu’on n’arrive jamais à reproduire chez soi, dont le placali chaud  de 6h du matin en sortant de boite.

Les gloglo (les bonnes adresses cachées que seuls quelques initiés connaissaissant le secret le gardent jalousement de peur que cela ne devienne populaire, sinon il n’y a plus d’intérêt voyons!). Mais elles finissent toujours par devenir célèbres grâce aux zouzoua.

Les vendeuses le long des trottoirs

de  beignets au petit matin, quand on a pas eu le temps de petit-déjeuner ça sauve.

d’orange (les fruits en général) toute la journée, rafraichissantes.

de galettes à l’heure du gouter, irrésistibles.

de Blissi Tébil (banane braisée) à l’heure du goûter, ça dépanne.

d’attiéké poisson fumé ou poisson braisé et poulet braisé la nuit.

Et c’est pas fini

Le Kiosque pour les petits creux de la nuit.

Le café de l’aboki, dont personne ne connait la recette.

Les cacahuètes en bouteilles, les chips de bananes et autres friandises (toffee!) un peu partout.

Ensuite les divertissements

#connaisseurconnait

La Musique ivoirienne et ses danses sans cesse renouvelées.

La rue princesse de Yopougon, le temple de la joie.

Les mille maquis de Marcory, pour voir et être vu.

Les bar de Cocody et des deux-plateaux, plus classes.

Les boites de zone 4 et du Plateau, toujours plus classes.

Les fêtes traditionnelles de l’igname, de génération, de l’Abissa.

 La plage toute l’année et pas loin dont Bassam à une demi-heure.

Les centres commerciaux où les gens vont surtout pour se montrer.

Noël au soleil et l’ambiance des fêtes de fin d’année en général.

Et de toute façon il y a toujours quelque chose à fêter et c’est souvent improvisé.

Et enfin la vie de tous les jours

#chezlesivoiriens

L’humour Ivoirien, les attachements et affairages (commérages, critiques, potins).

La joie de vivre, le respect des ainés, la fraternité, la solidarité et l’entraide : nos valeurs.

Le nouchi (langage de la rue), et les mots perpétuellement inventés.

Les marchés ( entre autres : acheter son tissu, s’improviser styliste et faire confectionner sur mesure le modèle qu’on a inventé).

Le travail artisanal et le sur-mesure à prix dérisoire.

La boutique du mauritanien ouverte 7 jours sur 7 jusque tard la nuit.

L’euphorie autour des événements sportifs.

Et bien entendu le climat…

Allez je vous laisse, m’en vais regarder le prix des billets d’avion!

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